N’ayez pas Peur de Tuer vos Enfants.

Faites Découvrir Papa-Psy, Partagez !

« Encore un titre racoleur…tout ça pour nous parler des phobies d’impulsion, c’est vraiment un vendu ce Papa-Psy. »

Et bien, pas tout à fait, car comme vous le verrez dans cet article, le titre de celui-ci est on ne peut plus vrai, au mot et à la lettre près quand on parle de phobie d’impulsion.
Bien qu’être vrai à la lettre près n’ait pas tellement de sens en soi.

Préparez-vous à avoir peur, nous entrons dans l’effroi indicible mais improbable des phobies d’impulsions.

Note : Penser à tuer ses enfants.

Il est 5h45 et honnêtement, si mon fils se réveille, alors que je suis constamment à la recherche de moments et de temps pour mes projets comme ce blog, et bien « oui, là, je le tue ».

Oui direct, sans sommation, sans Bibi. 
Peut-être juste un câlin pour dire au revoir mais c’est tout. 

Vous l’aurez compris, j’introduis avec cet exemple ce que nous avons tous : des pensées, un monologue intérieur, des cognitions (qu’elles soient imagées ou verbales).

Bref, vous vous parlez à vous même très souvent et ça ne fait pas de vous des gens bizarres ou atteints d’un trouble de la personnalité. Je le dit car on me pose parfois la question en séance à mon cabinet.

Alors non, vous n’êtes pas fous, tant que votre monologue intérieur ne dérive pas sur d’autres sujets, ou qu’il ne prend pas une autre forme. 

Un anxiolytique, please ! 

Alors avec la fin du paragraphe précédent, je pense que j’ai fait monter de 145 points le stress de certains lecteurs. 

Restez ici, vous n’êtes pas encore perdus, puisque justement, vous êtes là.
Et être sur ce blog, cela fait toute la différence, vous verrez plus bas.

« C’est plutôt lui le fou, ce Papa-Psy ».

Parfois je me le demande, et mes amis me le rappellent constamment. Merci à vous. 
Mais en réalité, nos pensées ne font pas de nous des fous, ce serait si simple.

Commençons déjà par définir les phobies d’impulsions (sans regarder Wikipedia, merci).

Une phobie d’impulsion est une pensée intrusive, qui s’impose à vous, et que vous ne pouvez maîtrisez dans son apparition. 

  • Vous faites à manger, pouf, elle apparaît. 
  • En conduisant vers l’école, et pouf, elle vient vous dire coucou.
  • Petite balade en famille, et pouf, elle pointe son nez de c*n%a$se.

Oui parfois on les nomme « c*n%a$ses »‹ car les personnes souffrant de phobies d’impulsion n’aiment pas leur pensées. Ils les détestent même. 

Pourquoi ? 
Car tout est dans leur contenu : violent, inapproprié, antisocial.

Détestez vos pensées ! 

Alors à vrai dire, ce n’est pas le meilleur intertitre de ma vie. Mais le temps passe et tout me rapproche du réveil de mon fils, donc je dois activer. 

C’est par contre le meilleur moment pour dévoiler leur contenu, que vous connaissez probablement déjà.
Oui car nous en avons quasiment toutes et tous déjà fait l’expérience. 

Cette pensée étrange m’assaille – comme les guerriers – puis on se dit à nous-mêmes « mais qu’est-ce que tu dis, n’importe quoi ! ».

Et dans ce cas précis, tout est fonctionnel, nous acceptons une pensée inacceptable et passons à autre chose, conscient que notre esprit peut aborder des sujets divers, sans raisons ni volonté réelle de passer à l’acte. 

Hélas n’est pas le cas des personnes anxieuses et touchées par les phobies d’impulsion.
Aller, voici un Pot-pourri – très pourri même – de quelques pensées intrusives.

Florilège de bugs cognitifs

1. La violence 

  • je suis à table, et je vois un couteau : « tiens, et si d’un coup j’avais envie de me mettre à poignarder mon père ? »

Marche aussi avec :

  • les enfants, les animaux, grâce à divers instruments de cuisine ou contondants.

N’est pas considéré comme pensée intrusive :

  • Avec le stylo de votre supérieur, après le millième refus d’augmentation pourtant méritée ;
  • Sur votre belle-mère, après avoir atteint son record de la millionième critique au repas de Noël ;
  • Sur un enfant après un réveil à 5h, 3h de hurlement sur la route, et du vomi de partout dans l’habitacle, et votre poste radio qui ne marche plus ;
un couteau pour tuer vos proches, ou juste une peur : la phobie d'impulsion ?
Ça vous tente ?

2. La perte de contrôle 

  • je suis en train de changer mon enfant : « tiens, et si je perdais le contrôle et que je faisais tomber mon enfant ? »
  • Sur la route : « tiens, et si je me payait un vélocipède en collants avec mon pare-choc ? »

Marche aussi avec :

  • le tir d’enfant par la fenêtre, dans le four et toutes les fourberies en voiture.

N’est pas considéré comme pensée intrusive :

  • sur votre conjoint quand il rentre sans avoir pensé à la moindre course ;
  • sur votre chien quand votre conjoint à oublié de le sortir ;
  • Tout ce qui touche à votre conjoint après quelques années de vie commune ;
la peur de blesser quelqu'un en conduisant est courante, et fait partie des phobies d'impulsions
Christine dans le Queen

3. La sexualité

  • je garde un enfant : « Et si j’étais Pédophile et que je m’en prenais à cet enfant ? »
  • Je regarde une personne du même sexe : « et si j’étais Homosexuel ? Et s’il/elle s’en aperçoit ? »

Marche aussi avec :

  • Et bien avec tout en fait. Du moment qu’il y a des questions d’orientation sexuelles, interdites ou non.
Les pensées intrusives ou phobies d'impulsions touchent également les questions d'ordre sexuel, comme l'homosexualité ou la pédophilie.
Coucou, tu viens plus aux soirées ?

Fonctionnement du trouble

Les personnes souffrant de phobie d’impulsion refusent ce type de pensées. 
Ces pensées leur font peur et génèrent un stress intense, et une souffrance au moins aussi importante.
Alors on peut rigoler, mais y’a des limites.

Jolie fourberie sans supplément de ce trouble, ces personnes se mettent à avoir peur d’y penser avant même que la pensée ne soit réellement la.

Palme d’or à ce cercle vicieux que nous pouvons résumer ainsi : 

APPARITION de la pensée intrusive —> c’est une pensée OBJECTIVEMENT INTERDITE par les normes sociales ou personnelles —> déclenchement NORMAL de la réponse anxieuse —> ASSOCIATION entre la Pensée intrusive ET le Stress —> RENFORCEMENT du cercle vicieux.

Ensuite, après quelques tours de manège, nous observons grâce à l’association (ou apprentissage) : 

Apparition de la pensée intrusive = Stress —> Anticipation anxieuse = Stress AVANT apparition de la pensée intrusive —> DÉCLENCHEMENT la pensée intrusive —> retour au départ, vous êtes faits comme des rats.

Pour faire encore plus simple, vous pensez à des choses que vous refusez, soit parce que dans votre système de valeurs personnelles, cet acte est délibérément délictueux, grave, ou contraire aux normes sociales. Ensuite, une autre partie de votre cerveau, lui-même bien foutu (quasiment la plupart du temps), vous dit : « hey, ça va pas de penser ça ? ».
Cette partie se charge alors d’activer le stress pour vous prévenir de ce qu’il considère comme un danger, puisque vous n’êtes pas d’accord avec cette pensée. Et là ça devient désagréable, forcément.

D’autre part, une autre partie de votre cervelle contrôle la mise ou non en action, et les décisions : le cortex pré-frontal. Et lui clairement, à part si vous avez pris un gros coup de pelle ou un Bus dans le front il y a deux jours, vous empêchera de commettre le pire. Il régule clairement ce que vous pouvez faire ou non, selon votre système personnel de valeurs et de normes apprises.

En d’autres termes, il vous empêche de faire ce que vous ne voulez pas faire. Clairement pas con.

un mini cortex pré-frontal robot qui vous permet de prendre les bonnes décisions et ne pas passer à l'acte quand vous avez des pensées intrusives violentes par exemple
Le Cortex Pré-Frontal vu par Nicolas

Pour les nuls 

Pour faire une métaphore, vous pourriez penser que vous êtes capable de retenir votre respiration et mourir, mais vous ne pourrez jamais le faire jusqu’au bout. 

C’est pas une raison pour essayer, j’avoue avoir peur des jurisprudences Psychologiques.

Bref, ce cortex pré-frontal est un peu votre contrôleur central.

Et si vous ne deviez retenir qu’une phrase de cet article ce serait : 
« Bordel, mais si vous avez PEUR de faire ÇA, c’est justement que vous n’êtes pas fou. »

Réfléchissons autrement pour comprendre : celui qui plante un couteau dans l’abdomen d’un congénère à clairement un problème d’empathie, de normes sociales, de distinction entre le bien et le mal, du respect de la cuisine, de la viande et j’en passe. 

Et il n’a pas peur de ses actes, puisqu’il n’a pas de contrôle pré-frontal (entre autres dysfonctionnements).
Et à vrai dire selon les pathologies, cela leur procure également une excitation et du plaisir.

Donc tant que vous ne ressentez aucun plaisir à regarder un enfant en ayant des pensées sexuelles, tant que l’image mentale d’un couteau s’enfonçant dans un corps vous fait peur, alors tout va bien : vous êtes bien dans votre peau.

Alors en fait, non vous ne l’êtes pas, et clairement vous devez vous faire aider.

Souffrance gratuite

Les phobies d’impulsion génèrent une souffrance importante, accompagné d’une honte qui conduit les individus à cacher, garder pour eux/elles ce type de pensées.

Ils/Elles sont également très malins en terme d’évitement anxieux : en prenant soin de n’être jamais au contact des stimuli déclencheurs de leur phobie d’impulsion, ils/elles croient se mettre à l’abri de leurs actes incontrôlés.

En découle des situations plus ou moins cocasses, comme éviter les écoles, les neveux et nièces,  ne plus prendre sa voiture pour ne blesser personne, ou jeter tous ses couteaux.

Au visage de personne, je vous rassure.

la souffrance que génèrent les phobies d'impulsions est réelle, comme beaucoup de troubles anxieux
Vous avez peur de vos pensées, pas de la réalité.

Quelles Solutions ?

Les phobies d’impulsion sont courantes, et sont très bien prises en charge en Thérapie Comportementale et Cognitive. Ont les traite avec des méthodes utilisées pour les phobies simple par exemple (voir l’article “La Phobie, ça me réussit”, sur les phobies simples)

En général il est établi un plan détaillé des pensées intrusives et leurs conditions d’apparition.

Et conjointement à de la restructuration cognitive et de l’exposition graduelle, les patients voient leurs pensées intrusives diminuer, et la charge anxieuse avec.

Restructuration Cognitive

La restructuration cognitive permet de décortiquer objectivement une pensée, afin de la rationnaliser, et donc d’affaiblir son caractère possible ou probable, qui est responsable du stress.

En gros on t’amène à voir que ta pensée est complètement bidon, que tu vas pas basculer pédo du jour au lendemain alors que tu as été moniteur de colonie pendant 23 ans. Et donc, mener un action coup-de-baton sur tes phobies d’impulsion.

Personnellement après 23 ans en colonie, je m’inquiéterai plutôt d’un syndrome dépressif, mais c’est un autre sujet, débrouille toi avec Doctissimo.

Ou envoie moi un message privé, j’ai un code de déontologie malgré mon humour discutable.

Exposition Graduelle 

Une de mes techniques préférées. 

Un vrai truc de Scapin : On accompagne les gens à aller au devant de leurs peurs, ou à faire ce qu’ils craignent de faire. Tu parles d’un métier de sadique. 

Non ne partez pas, en fait c’est super Gaby. Oui, l’ours malin, vous connaissez la chanson. 

Accompagner les patients à s’exposer à leurs peurs renforce positivement l’organisme face à la réponse anxieuse. Puisque le patient ne succombe jamais à la tentation, la réponse anxieuse perd de sa réalité, et s’éteint progressivement.

Oui, pas de passage à l’acte : pensez au contrôleur central situé dans votre boite crânienne.
Et une peur non valide, car elle n’arrive pas dans la réalité, l’organisme il comprend. Et s’adapte.

Alors malgré tout, quand on est Psy et que l’on se lance dans l’exposition graduelle, cela demande d’être certain de son diagnostic. On n’ira pas se lancer dans une exposition aux côtés d’un patient que l’on a vu que deux fois avec un couteau digne de Rambo ou de Prédator. 

Ou alors vous êtes joueur, mais vous ferez moins carrière dans le milieu Psychologique que dans les faits divers.

Ça c’est pour la blague, mais dans la réalité, vous pouvez être sur à 99,9999 % (précision Papa-Psyesque) que votre patient, venant de son plein gré à votre cabinet, est sujet à des phobies d’impulsion.
Il vient volontairement en séance avec sa peur d’être ce qu’il croit être. 
Définitivement pas ma meilleure phrase de vulgarisation, je dois l”avouer.
Mais quand le patient consulte car il/elle a peur de ses propres pensées, ça nous aiguille déjà vers le problème.

Et donc la solution.
Pffiou, l’art de la réthorique le mec. 

La conclusion, Papa-Psy !

Avoir des pensées folles ne fait pas de vous des fous ou des folles.

Vous n’avez besoin que de peu d’alcool pour l’être dans le sens commun. Mais dans le sens pathologique, il y aurait bien d’autres indices et symptômes que vous auriez vous, ou votre entourage, remarqué. 

Si vous êtes sujet à des phobies d’impulsion, j’espère sincèrement que ce petit article vous aura rassuré. Mais cela ne règle que rarement le problème, alors prenez conseil et/ou rendez-vous chez un spécialiste de la question.  

Si cela peut aider, le célèbre et formidable Christophe André propose un ouvrage passionnant et facile à lire comme toujours : “Psychologie de la peur : Craintes, angoisses et phobies”, disponible partout et sur Amazon, forcément.

Aller, un petit exercice piège pour finir :

« Si j’ai peur de moi quand j’ai des idées suicidaires, comment dois-je m’exposer ? »

Bien évidement, ne testez rien dans la réalité.
Vos réponses en commentaires, vous avez 2 heures ! 

Vous avez aimé ? Pensez à me partager !

Papa-Psy
"Papa-Psy" c'est lui. Il est Psychologue Cognitiviste et Papa de deux Merveilles. Touche à tout et curieux, de la Création à l’entrepreunariat en passant par la Technologie, il est également le Fondateur des Centres Thérapeutique et Centre d’Affaires "Sur un Nuage".

SUIVEZ UN PSY, SUIVEZ PAPA-PSY !

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Commentaires

19 Commentaires

  1. bonsoir .j’ai eu une phobie d’impulsion de faire du mal à mon fils .ça ma collé une obsession sans compulsion ou rituel .j’ai pris des tuyaux sur votre site ou votre humour m’a enchanté .je suis moi aussi un gros déconneur.cette phobie m’a passé quand j’ai compris que nos pensées n’etaient pas la réalité.pourtant ça m’a fait flipper.pour m’en sortir je chanté la chanson d’henri salvador en parodie FAUT RIGOLER FAUT RIGOLER DE SES PENSEES .et le matin je me disais en déconnant combien je tue de gosses aujourd’hui .et mon obsession a disparu avec des méthodes de respirations.donc pas d’affolement on est pas fous et sains de corps et d’esprit .tournez le en humour ça marche !!! BERNARD et merci à papa psy c’est grace à son humour que j’ ai eu l’idée de m’en sortir avec l’humour .bises à tous

    • Bernard, merci pour ce commentaire plein d’humour ! Ravi que vous ayez trouvé les solutions par la méditation/respiration, et votre regard objectif sur vos pensées. Bravo à vous ! Et continuez à rire, c’est un des meilleurs remèdes pour beaucoup de maux !

  2. Bj c’est Bernard. Je vous ai envoyé un message pour faire passer avec humour et chanson lorsqu’une idée absurde me rentré dans le casque. Dernièrement une autre est arrivée en parlant à un mec qui a mon goût n’avait rien d’intéressant à dire et paf
    Idée intrusive de lui claquer 2 baffes en pleine poire. Moi qui suis non violent. À son départ j’ai fredonner la chanson de rocky 3.Je me marre encore. Prenez tout ça pour du flan.aucun danger que de vous prendre la tronche pour rien. Merci à tous et vivez bordel.

  3. Bonjour,
    Je suis maman d’une petite princesse depuis mai 2020 et lors de la 3ème nuit à la maternité tout allait bien, jusqu’à l’heure de se coucher. Tout à coup submergé par des flash horribles de faire du mal à mon bébé, prise de panique c’est une découverte j’ai crû basculer dans la folie. Je pleure sur le lit quand mon compagnon se réveille, me demande ce qu’il se passe je dis simplement que je ne me sens pas bien. Il tente de me rassurer en me disant de ne pas m’inquiéter c’est le baby blues… J’ai fait des recherches, pour le coup Merci Internet car je découvre que ces symptômes peuvent être liés à la dépression post partum. J’en parle enfin autour de moi à demi mots et surtout décide de consulter… Depuis je vais mieux (il y’a des jours avec et sans) car elles sont toujours là. J’aimerai tellement qu’elles disparaissent et me laissent tranquille. J’avais envie de vivre mon rôle de maman dans le kiff, la joie et le bonheur sans pleurs, anxiété ou angoisses 😢… J’espère m’en sortir pour moi, mon homme et ma fille. Merci pour votre article qui aborde le sujet avec humour

    • Madame, ce que vous décrivez est quelque chose de très commun malheureusement, qui fait parti des phobies d’impulsion, comorbidité effectivement du post-partum. Je vous contact par mail immédiatement pour vous proposer un suivi avec un confrère/consoeur ou moi-même.

  4. Merci d’en parler. Si on m’en avait parlé comme ça, je n’aurais pas sombré dans une détresse terrible pendant des mois, avec hospitalisation de plusieurs mois, une quantité de traitements, des envies de me supprimer fréquentes. Certes, j’aurais dû traiter un état dépressif mais ça aurait été tellement plus rapide. Les phobies d’impulsion prenaient absolument toute la place. Or, les médecins qui me suivaient pensaient que cela voulait dire quelque sur moi, ces pensées. Comme parfois des psychiatres pensent que l’autisme a des causes dérivées de théories de psychanalyse. 9 mois après la naissance de mon enfant, j’ai rencontré la psychologue qui m’a sauvée, qui m’a expliqué ce que vous expliquez sur les phobies d’impulsion. Et elles ont disparu extrêmement rapidement et j’ai pu être enfin la maman que je voulais être. 10 mois c’est très long quand on pense toutes les secondes que l’on est folle, infanticide en puissance, un déchet à supprimer, une anomalie. Je savoure chaque instant désormais.

    • Madame, heureux de vous savoir sortie de ce trouble, envahissant et terriblement difficile à vivre, dans une sorte d’anonymat quand personne ne sait la portée douloureuse que cela peut provoquer au quotidien. Vous relevez également l’approche psychanalytique, parfois inefficace sur ce type de problématique, et vous avez raison ! Merci pour ce retour touchant…Profitez et savourez maintenant chaque seconde de votre vie de Super-Maman !

  5. Merci pour votre article qui fait un peu déculpabiliser. Traité avec humour un sujet qui nous mine au quotidien fait du bien. Mais le fait de me “plonger” dans le coeur de mon problème en vous lisant me génere … de l anxieté !!! Il doit y avoir encore beaucoup de chemin à faire pour moi. Les commentaires des personnes qui vont mieux aujourd’hui restent rassurants. Faîtes vous un suivi en ligne ? Encore merci pour cet article.

    • Bonsoir Lucie, merci pour votre commentaire et votre intérêt pour mon humble blog.

      Heureux de savoir que cela ait apporté pour vous un leger bien être.
      Oui je propose, selon les situations, des suivis par visio ou téléphone.

      Je vous recommande donc de prendre contact avec moi par SMS sur le 06132333981 afin d’échanger et trouver des solutions pour vous aider.

      Très bon week-end à vous 🙏

  6. Bonjour,

    Je suis une maman de 34 ans j’ai un fils qui a eu 8 ans le mois dernier, et l’année dernière je me suis fâché contre lui car il fait le contraire de ce que je lui dis. Et du coup j’étais dans une colère noir je l’ai menacé de le tuer mais ces paroles me hante depuis plus d’un an, j’ai des pensées qui me viennent et qui me chuchote de lui faire du mal, j’ai tellement peur quand je pense à ça.
    J’ai décidé de prendre rdv chez une psy pour pouvoir en parlait j’en ai parler autour de moi mais on me dis mais non ce sont que des pensées mais quand elle me viennent à la tête je suis pas bien.
    Et je sais que je ne le ferais pas mais je veux arrêter d’y penser.

  7. Bonsoir !
    Je viens de lire votre article…. Qui me rassure ! Car je passe actuellement par là…. Même si parfois il y a des jours avec et des jours sans…..
    Moi qui a tellement attendu mon petit bébé 😍 me voilà confronté à ce genre de situation ! C est frustrant en plus d être angoissant….. Car j imeginais vivre tout ces premiers moments dans la joie, pouponner….
    Mais je ne lâche rien ! Pour moi, mon fils et mon mari.
    Bonne soirée !

  8. Bonjour Papa Psy
    Je viens de tomber sur votre article sur internet qui m’a mis en confiance
    Je viens vers vous pour avoir un avis, j’ai pris rendez vous chez un hypnotherapeute en parallèle avec lequel j’ai rdv vendredi
    Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de phobie d’impulsion. Depuis mon enfance. Vous devinerez donc, qu’étant enfant et n’ayant jamais pu en parler, j’ai gardé tout ça enfoui en moi pendant des années, car étant enfant je n’avais pas accès à internet et ses “auto diagnostics”, et de ce fait rien ni personne pour me rassurer mise à part l’amour de mes parents. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, et ma détresse était profonde. Les symptômes et les “épisodes” allaient puis venaient, de longues périodes d’accalmies puis de forts moments d’angoisses et de culpabilité. Puis j’ai découvert la raison de mon mal être il y a 3 ans, suite à quelques pensées indésirables. J’ai pleins de choses à vous dire, et j’aimerai vraiment avoir votre avis, si vous pouvez me contacter par mail svp

  9. Bonjour je suis une maman de 2 garcons de 9 et 7 ans. En donnant le bain a mon ainé j’ai eu la drole sensation de devenir pedophile par la suite la peur de lui faire du mal. Moi qui aimait les enfants maintenant j’ai peur. Sa fait 8ans que je suis avec sa. J’ai suivie des traitements plusieurs medicament mais c toujours la. Je suis triste en pensant a mes enfants ils n’ont pas une bonne mére.

    • Madame, vous n’êtes pas une mauvaise mère car vous avez eu une pensée étrange, ayant attrait à des comportements socialement refusés. Ces ayant échappées au contrôle que beaucoup souhaitent avoir sur leur monologue interne. N’oubliez pas qu’avoir peur de ce type de pensée est déjà en soi un bon indicateur, l’inverse serait bien plus inquiétant pour vous et vos enfants. Le travail que vous pouvez effectuer, en thérapie par exemple, consiste notamment à accepter, observer, accueillir ses/ces pensées sans les juger. “Les pensées ne sont pas des faits”. Vous croire capable de faire cela, et en avoir peur, montre que votre système de valeurs interne est fonctionnel, et même si il manque beaucoup d’informations dans votre commentaire (nous ne sommes pas en séances 😉 ), vous présentez une situation typique et probable des phobies d’impulsions. Je vous recommande, même pour quelques séances, de prendre conseil auprès d’un thérapeute, TCC de préférence, pour travailler sur cette “peur des pensées” !

  10. Bonjour,

    Pour ma part c’est ma fille de 9 ans qui en souffre, elle pense souvent à se planter un couteau ou des ciseaux dans le cœur. J’ai compris avec le temps qu’elle ne veux pas le faire mais en a simplement la peur, une peur horrible pour une enfant de son âge.
    C’est affreux en tant que maman de voir son enfant souffrir comme ça.
    Merci a vous papa psy de m’avoir éclairée sur les souffrances de ma fille, ça fait du bien de mettre des mots sur son mal être et de voir ( enfin espérer ) que cela puisse s’arranger.
    Cette page me semble inactive depuis un moment mais je tente, sait-on jamais. Jaimerais si possible échanger avec vous ou un de vos confrères/consœur, avec l’espoir d’aider ma fille a aller mieux.

    • Madame Machado bonjour !

      Oui le site est peu actif mais je suis toujours bien vivant ! Observer ce trouble chez un(e) enfant est moins commun que chez l’adulte je dois bien l’avouer.

      Cependant et à son age, il est possible bien evidemment de l’aider à résorber ses peurs. N’hesitez pas à me contacter par sms ou mail pour vous proposerune solution selon ou vous residez.

      Bien à vous, et à bientot !

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